
Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran ne doivent pas être comprises comme une opération ponctuelle de la politique étrangère américaine mais comme la continuation de la logique systémique de concentration stratégique des forces de l’Occident global vis-à-vis de la multipolarité grandissante amenant la subdivision du monde en nouveaux blocs puissants. Etats-Unis face à la montée de la Chine, l’Europe face à la Russie. Cette dynamique dépasse largement l’argument simpliste de la menace nucléaire iranienne et s’inscrit dans un processus plus large où les États-Unis cherchent à se libérer des points de tension périphériques afin de concentrer leurs moyens sur ce qui est désormais leur rival géopolitiquement structurant : Pékin. Une logique commencée en transférant à l’Europe la responsabilité d’assurer l’aide à l’Ukraine, puis l’annihilation de Gaza et donc du Hamas, permettant à Israël d’assister son allié, suivi de la capture de Maduro, puis la pression sur Cuba, et donc maintenant l’Iran. Continue reading