Orbán écarté : le crépuscule du fascisme ?

Il y a des scrutins qui changent un gouvernement. Et il y a des scrutins qui changent l’atmosphère d’une époque. La défaite de Viktor Orbán, le 12 avril 2026, après seize années de pouvoir, avec une participation proche de 80 % et une victoire écrasante de Péter Magyar et de Tisza, appartient à cette seconde catégorie. Ce n’est pas une alternance. C’est un choc historique. C’est le moment où un bloc qui se croyait en ascension permanente découvre qu’il peut être renversé.

Le mot “crépuscule” n’est pas ici une formule excessive

Il est au contraire une expression précise. Il ne signifie pas que le fascisme contemporain qui se déploie depuis un certain nombre d’années s’éteint d’un coup, mais qu’il n’est déjà plus au zénith, que son mouvement ascendant commence à se casser. Il signifie qu’un courant historique qui se présentait comme irrésistible montre soudain qu’il peut ployer. Orbán n’était pas un dirigeant périphérique. Il était un centre de gravité. Un pôle de convergence. Un organisateur, avec un complexe financé par l’Etat dédié à cet usage, formant la future élite conservatrice et rassemblant les acteurs du milieu au niveau international, grassement rémunérés pour leurs conférences, le Mathias Corvinus Collegium. Un point d’ancrage européen pour toute une internationale illibérale reliant, de manière plus ou moins cohérente, Budapest, Washington, Moscou, Rome et Buenos Aires. Sa chute atteint donc bien davantage qu’un régime national. Elle frappe une architecture.

Ce qui donne à cet événement sa portée presque physique, c’est la réponse populaire qu’il a suscitée. En Hongrie, la joie n’a pas eu le visage banal d’un soir d’élection. Elle a pris celui d’une délivrance. Budapest a explosé en célébrations, en rassemblements spontanés, en scènes de soulagement collectif. Même avant le vote, plus de 100 000 personnes s’étaient réunies à Budapest dans un immense concert “system-breaking” pour appeler à la chute d’Orbán. Après sa défaite, les images venues de Hongrie ont donné le sentiment rare d’un verrou qui saute. Des scènes de liesse se sont propagées partout en Europe et sur les réseaux sociaux c’est l’exaltation. Pour un événement politique en Europe, on n’avait pas vu depuis longtemps une telle intensité émotionnelle, une telle impression de bascule historique, une telle sensation de retour de l’Histoire dans la rue. Pas depuis le Mur de Berlin à ma connaissance, c’est dire l’ampleur de l’événement.

Et cela importe d’autant plus qu’Orbán avait tout fait pour rendre sa chute improbable. Il avait remodelé les institutions, pesé sur les médias, installé un système à son avantage, construit un appareil de pouvoir profond, acheté des votes, des électeurs avaient été menacés par des groupuscules de ses supporters, et bénéficié du soutien appuyé de ses alliés étrangers. Sa défaite ne vaut donc pas seulement pour son résultat. Elle vaut pour ce qu’elle détruit : l’idée selon laquelle une démocratie illibérale consolidée devient pratiquement irréversible. La Hongrie vient de démontrer l’inverse. Même un régime solidement installé peut tomber lorsque la société décide qu’elle en a assez.

Cette chute frappe immédiatement Trump

L’administration américaine s’était personnellement impliquée aux côtés d’Orbán, jusqu’à y envoyer JD Vance. L’humiliation n’est donc pas abstraite. Elle est politique, visible, et transatlantique. Ce n’est pas seulement un allié qui tombe. C’est un symbole du trumpisme international qui s’effondre. Orbán devait être la preuve qu’un pouvoir nationaliste, autoritaire et anti-libéral pouvait durer, inspirer, réseauter, essaimer. Sa défaite devient au contraire la preuve inverse : même les vitrines du camp réactionnaire peuvent être brisées.

Elle frappe aussi Poutine. Pendant des années, Orbán a constitué à l’intérieur de l’Union européenne un point de blocage majeur contre l’Ukraine, un relais de brouillage stratégique et un facteur de paralysie politique. En perdant Orbán, Moscou ne perd pas seulement un ami idéologique ; elle perd un instrument. Un instrument de division de l’Europe, un frein à l’aide à Kyiv, un levier permanent de désorganisation interne. Là encore, la portée de l’événement dépasse très largement Budapest.

Au même moment, Trump lui-même apparaît de moins en moins comme le chef triomphant d’un camp mondial cohérent, et de plus en plus comme un accélérateur de désordre. La crise autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz a produit exactement ce que produisent les stratégies de force mal maîtrisées : escalade, tension maritime, flambée des prix de l’énergie, pression sur l’Europe et sur l’économie mondiale. Les sources établissent qu’après l’escalade militaire du conflit, Washington a annoncé un blocus visant les ports iraniens pour forcer Téhéran à rouvrir pleinement le passage, et que cette séquence a fait bondir le pétrole au-dessus de 100 dollars.

Officiellement, Trump présente le blocus comme un moyen de contraindre l’Iran. Mais cette justification convainc peu. L’effet le plus certain de cette décision n’est pas d’asphyxier Téhéran, qui trouvera d’autres circuits, d’autres relais, d’autres surcoûts à répercuter. L’effet le plus immédiat, lui, est ailleurs : maintenir les prix du pétrole à un niveau élevé et faire payer à l’Europe son refus de s’aligner. Autrement dit, sous couvert de fermeté contre l’Iran, Trump semble surtout régler ses comptes avec des alliés qui ont refusé de venir à sa rescousse et ont même pris leurs distances avec son aventure. En tout état de cause, quel que soit le prétexte invoqué, l’effet politique est limpide : le trumpisme cesse d’apparaître comme une puissance d’ordre ; il apparaît comme une fabrique de chaos.

Milei est un mystificateur

L’Argentine de Milei, souvent présentée comme la preuve que ce camp serait encore capable de gagner par la démonstration économique, raconte au fond l’inverse. Oui, Milei a remporté les législatives de 2025. Mais il les a remportées dans des conditions qui devraient au contraire alerter : avec une participation d’environ 67,9 %, soit la plus faible pour une élection nationale depuis 1983, malgré le caractère obligatoire du vote en Argentine. Une victoire dans ces conditions ne ressemble pas à une adhésion populaire massive. Elle ressemble à une victoire portée par un corps électoral rétréci, c’est-à-dire par ceux qui avaient encore une raison d’aller voter, soit parce qu’ils étaient les moins touchés, soit parce qu’ils étaient les bénéficiaires relatifs des réformes. Dire que l’abstention massive signale une désaffection sociale profonde, est parfaitement fondé, particulièrement dans ce cas.

C’est dans ce cadre qu’il faut lire le “rebond” argentin. Le rebond argentin de 2025 est largement artificiel. Il repose en grande partie sur les 20 milliards de dollars injectés par Trump pour sauver politiquement Milei avant les législatives. Le FMI avait fait de même début 2024, ce qui lui a donné une croissance négative de -1,7 %. Cette aide des Etats-Unis que lui a apporté Trump a permis de produire du PIB, d’afficher une croissance flatteuse, puis d’entretenir le récit d’un succès économique qui, sans ce soutien extérieur, aurait été beaucoup plus difficile à soutenir. Une aide qu’il a tout simplement remboursé en janvier 2026, une fois son effet produit sur le bilan 2025.

Le “miracle Milei” devient alors ce qu’il est réellement : non pas la preuve éclatante d’un modèle, mais la mise en scène d’un succès rendu possible par une assistance extérieure massive. Dans les faits la population s’est précarisée. Même si les chiffres donnent une pauvreté en baisse, c’est en raison de présentation des données statistiques. Les couples doivent travailler les deux parce que l’attrition du pouvoir d’achat fait qu’ils ne s’en sortent plus. Ce qui implique une évolution des institutions qui doivent s’adapter pour garder plus longtemps les enfants. La pauvreté a baissé dans les chiffres, dans les faits c’est la pauvreté relative face à la baisse du pouvoir d’achat des classes supérieures qui la réduit mécaniquement. Milei tape du pied pour inciter les investissements étrangers, qui ne viennent pas. Les investisseurs à échelle suffisamment significative pour changer la donne étant trop conscients de la déstabilisation qui ne manquera pas de se produire dans les toutes prochaines années par le démantèlement des structures de l’Etat au titre des économies. A cela s’ajoute l’attrition du marché intérieur en raison de la baisse du pouvoir d’achat et le futur recul de l’éducation et du niveau socio-culturel suite aux diminutions drastiques des budgets.

Dès lors, l’image d’ensemble se clarifie

Orbán tombe. Trump s’expose. Poutine perd un verrou européen. Milei gagne, mais dans les conditions étriquées d’une participation historiquement basse et sous perfusion extérieure. Meloni, plus raisonnable et pragmatique, pourtant soutient de la première heure de Trump et Orban a déjà pris prudemment ses distances pour ne pas se laisser entraîner dans ces outrances délirantes. L’extrême droite internationale ne disparaît pas, mais elle cesse d’apparaître comme un bloc invulnérable, conquérant, appelé à emporter partout la décision. Elle commence à montrer autre chose : de la dispersion, de la fragilité, de la dépendance, du désalignement.

C’est pourquoi la défaite d’Orbán a une telle résonance. Elle n’est pas seulement la sortie d’un homme. Elle est la première grande fissure visible dans un édifice idéologique qui prétendait incarner l’avenir. Elle dit aux peuples européens que ce courant peut être battu. Elle dit à ceux qui gouvernent par intimidation, verrouillage et saturation médiatique qu’ils ne sont pas éternels. Elle dit à leurs alliés étrangers qu’ils ne contrôlent pas le sens de l’Histoire. Et elle dit à tous ceux qui, depuis des années, regardaient monter ce bloc avec un mélange d’impuissance et d’effroi, qu’un retournement est possible.

Le fascisme n’est pas fini. Mais quelque chose, oui, a commencé à finir : son évidence. Et le verrou de l’Atlas Network qui se répand partout en soutenant massivement la désinformation, l’extrême-droite, décourage la transition écologique, décrédibilise le réchauffement climatique pour générer de la déstabilisation, se fracture.

La vietnamisation du conflit en Iran, l’enlisement inéluctable pour Trump

L’attaque contre l’Iran ne constitue pas un simple épisode militaire de plus dans le chaos moyen-oriental. Elle s’inscrit dans une logique plus vaste, plus profonde, et surtout plus cohérente qu’on ne veut bien le dire. Ce que nous voyons se jouer n’est pas seulement une guerre régionale. C’est un moment de la tentative occidentale de préserver sa prérogative historique dans un monde qui ne lui appartient déjà plus entièrement. Continue reading

Les villages et leurs modes de vie sacrifiés, engloutis sur l’autel de l’indispensable progrès

Je me souviens en avoir déjà parlé, de ces villages de France, des lieux de vie paradisiaques, dans de jolis fonds de vallée avec une belle rivière, des modes de vie séculaires avec des vieilles maisons où sont nées et mortes des générations avant ceux qui les occupent et destinées à ce que des générations fassent de même

Jusque au jour où, finalement, on construit un barrage… Continue reading

Brexit : pari raté ou stratégie différée ?

Dix ans après le référendum, le Brexit apparaît moins comme un événement clos que comme un processus inachevé. Le Royaume-Uni ne « sort » pas vraiment de l’Union européenne : il tente désormais d’en corriger les effets les plus destructeurs par une série d’accords sectoriels (article complet en-bas), tout en s’interdisant politiquement d’en rouvrir le débat central. Cette situation intermédiaire alimente une lecture classique — celle d’un pari politique perdu — mais autorise aussi une interprétation plus stratégique, plus dérangeante : le Brexit comme étape transitoire d’un réalignement géopolitique de long terme. Cet article assume de tenir ensemble ces deux lectures. Elles ne s’excluent pas. Elles se complètent. Continue reading

La zone grise de la mémoire : pourquoi le web a “perdu” 1985–2005

Nous vivons avec une illusion tenace : celle d’un monde où tout est archivé, tout est retrouvable, tout est documenté. Une époque où l’on pourrait, en quelques secondes, vérifier un événement, retrouver un témoignage, remettre la main sur un fait oublié, convoquer une preuve. Continue reading

📘 RECRÉER UN ENVIRONNEMENT COGNITIF AVANCÉ DANS UNE IA SANS MÉMOIRE LONGUE

Méthode, principes et exemple appliqué (je prends mon cas, le cas Thierry Curty, comme exemple) Continue reading

Macron, l’Ukraine et le poison du complotisme

La guerre en Ukraine est entrée dans une phase où les armes ne suffisent plus : c’est aussi une bataille narrative. Les faits sont simples, mais le discours public est saturé par des contre-récits qui inversent la réalité. Continue reading

Le 23 septembre 2025 la Chine a renoncé à son statut de pays en développement et ça change… tout !

Qu’elle me semble loin l’époque où j’annonçais que le monde a changé et que ça ne se voit pas encore… L’annonce faite par la Chine le 23 septembre 2025 est passée relativement inaperçue dans le grand public, alors même qu’elle constitue l’un des tournants les plus importants du commerce mondial depuis son entrée à l’OMC en 2001. En renonçant à son statut de pays en développement, la Chine accepte de se mesurer au monde sur un pied d’égalité réglementaire et logistique, après plus de vingt ans durant lesquels elle a bénéficié de privilèges considérables qui ont façonné l’économie globale telle que nous la connaissons aujourd’hui. Continue reading

La fin d’un monde : l’Occident face à lui-même

Depuis cinq siècles, l’Occident domine le monde. Cette domination, d’abord coloniale puis financière, s’est imposée comme une évidence historique, un destin presque naturel qui a façonné les règles du commerce, de la guerre et même de la pensée. Des grandes expéditions maritimes du XVe siècle aux accords de Bretton Woods en 1944, en passant par la révolution industrielle, l’Occident a bâti une hégémonie fondée sur la puissance militaire, l’innovation technologique, la maîtrise des flux financiers et l’imposition d’un récit universel : celui du progrès. Mais à l’orée du XXIe siècle, cette domination semble s’effriter, remplacée par une dynamique multipolaire où de nouveaux acteurs imposent leurs règles et leurs récits. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas une simple crise conjoncturelle ni une réorganisation passagère : c’est un basculement civilisationnel, une transition d’ordre mondial qui redistribue le centre de gravité de la planète. Continue reading

Trump et l’arme à double tranchant du dollar : qui tient le couteau par le manche ?

Le dollar est utilisé par les américains comme une arme depuis des décennies, servant tout à la fois pour sanctionner, pour dominer, pour s’imposer et Donald Trump, inconscient des réalités de ce système est en train de le compromettre. Causant des troubles momentanés en raison d’un ordre des choses établi, mais que nous pourrions tourner à notre avantage en jouant finement.

Continue reading

ZE American dream and sa civilisation de merde is back

Je songeais à écrire un truc sur le sujet du modèle américain dont Trump et Vance se gargarisent tant, en disant qu’il faut bien intégrer que si jamais le Canada et le Groenland étaient annexés, les canadiens et les groenlandais qui sont des peuples très solidaires, devraient accepter l’idée qu’en cas de maladie… ben ils meurent, tout simplement, faute de soins. D’ailleurs, l’espérance de vie des américains les plus riches est plus basse que les plus pauvres d’Europe. Continue reading

La Russie, l’Arctique et le loup US

Quelques données vite fait :

  • La Russie a 6000 km de côte en Arctique, c’est considérable ;
  • L’Océan Arctique mesure un peu plus de 14 millions de km² ;
  • La Russie revendique 1,2 million de km² seulement ;
  • Le PIB américain est de 27 700 milliards de dollars pour 340 millions d’habitants, celui de la Russie de 2021 milliards pour 145 millions d’habitants, soit 14 fois moins ;

Continue reading

POURQUOI Kadhafi a-t-il donné cet argent ? Et POURQUOI s’est-il mis en colère ensuite ?

A l’heure du procès de Sarkozy dans l’affaire des fonds libyens, il conviendrait quand même de revenir sur le sujet en se demandant POURQUOI Kadhafi a donné cet argent et POURQUOI il a fallu l’abattre ensuite, non ? Dans le dossier il est question de corruption. Mais c’est évidemment ridicule, Sarkozy n’était pas encore président, il n’y avait rien à corrompre. Non, ce n’était pas qu’une affaire de corruption, c’est beaucoup plus vaste que ça, ça touche à la raison d’Etat, Sarkozy s’est trop avancé, il a surestimé son pouvoir une fois élu. Continue reading

La réalité des nuisances du train

Le populisme prétend que le train serait écologique et l’avion serait épouvantable. Alors j’ai décidé de faire au moins une fois un article clairement contre le train. Comme je le dis dans mon article sur la décarbonation du transport aérien, j’aime le train, en tant que suisse, difficile de ne pas l’apprécier, en Suisse c’est une tradition, même s’il m’a réellement pourri l’existence durant plus de dix pénibles années de ma vie, ayant à 40 mètres de la baie vitrée de ma chambre un pont de chemin de fer de la ligne Neuchâtel-Bienne. Ce qui est, il faut bien le dire, une situation extrême que, fort heureusement, peu de gens connaissent. Continue reading

Quand deux brillants youtubeurs démystifient les propos des déclinistes de la transition, ça fait mal !

Deux youtubeurs, Rodolphe Meyer, de la chaîne « Le Reveilleur » et Jean-Lou Fourquet, de « @Aprèslabiere » se sont associés pour réaliser deux videos, où ils démystifient les poncifs des anti-tout de principe, qui m’ont ESBROUFFE ! Je ne sais pas si tout le monde va comprendre, mais si ce n’est pas le cas ce ne sera pas de leur faute, être plus parfaitement didactique c’est difficile. Les exemples sont accessibles, tout est expliqué avec minutie et patience. Peut-être faudra-t-il à certains écouter plusieurs fois pour entendre, mais peut-être aussi que la promo de ces deux videos dans ce petit article, à partager partout pour avoir de la matière à répliquer, pourra-t-elle améliorer les choses. Continue reading

Non, l’adaptation à +4° n’est pas possible

La question ne se pose clairement pas, c’est du pur populisme visant à minimiser la réalité des faits, ce qui est favorable aux intérêts financiers dominants en faisant reposer sur la population la charge de subir le réchauffement. Déjà avec +1,5° les conséquences sont très très largement sous-estimées. A +4° la civilisation ne peut que s’effondrer et c’est le monde à la Mad Max, il n’y a rien que nous puissions faire pour nous adapter. Même en imaginant que chez nous ça reste encore supportable, ce serait s’imaginer être seuls au monde que croire en une possible adaptation. Pour profiter de notre avantage, il faudrait faire quoi ? Construire un mur de 10 mètres de haut tout autour du pays ? Alors que nos approvisionnements sont essentiellement importés ? 

Continue reading

La vérité internet

J’ai coutume de répéter que la société met toujours 30 ans à intégrer les grands concepts, c’est un épiphénomène récurrent que j’ai constaté à tout propos, sur quantité de sujets. Et je prends pour exemple le Sommet de Rio « Rassemblement pour la Terre » en 1992, c’est vraiment en 2022 que l’humanité s’est projetée dans l’écologie. Ou encore le Protocole de Kyoto, qui produira ses effets à partir de 2025. La signature du protocole date de 1997, mais c’est en 1995 qu’on en a parlé. Les années suivantes ce n’était plus qu’un processus normal débouchant finalement sur une signature. Continue reading

Michel Forst, rapporteur pour les Nations-Unies pour la Convention d’Aarhus a rendu son rapport

Interpellé par une foultitude d’organisations militantes (et évidemment exaspérantes) qualifiées très abusivement « d’écoterroristes » pour justifier de l’usage de la force, après un an d’enquête Michel Forst a rendu son rapport. Continue reading

L’équité par l’Action Mutuelle d’Investissement

Bien que de plus en plus connotées, malgré leurs abus occasionnels, les banques sont un instrument incontournable de l’économie moderne. L’idée de s’en passer relève de la démagogie, c’est une idéologie populiste irréaliste reposant sur l’inconscience de la consistance de l’activité bancaire et la sophistication des échanges économiques à tous les niveaux. Continue reading

(Dé)croissance ?

L’image d’en-tête est accessible en pleine grandeur ici Vous devriez l’observer dans le détail avant de lire cet article.

Nous devons nous rassembler pour répondre aux impératifs de l’avenir, franchir les murs que l’humanité rencontre. Nous rassembler alors que l’un des murs est précisément la fracturation de la société à l’échelle de la gravité de la situation dont l’accélération constante aurait ravi Newton. Continue reading

Douloureuse transition

Malthus avait-il finalement raison ? Parce que si nous sommes parvenus à répondre aux besoins de la population, qui s’est multipliée par dix depuis son célèbre propos décliniste, pour l’assumer nous avons exploité le capital Terre jusqu’à le sacrifier. Nous avons vécu à crédit et maintenant il faut rembourser. Continue reading

Le bilan de Macron : une longue liste de souffrances pour les victimes du système qu’il soutient…

On n’arrête pas de nous servir le bilan de Macron. A l’heure de la présidentielle, c’est normal, me direz-vous. Mais de fait ses thuriféraires ne se lassent pas d’établir des litanies de louanges interminables sur lesquelles il est véritablement crucial de revenir. Parce que la vérité est tout-de-même bien moins rose que prétendu. La réalité est que cette gouvernance est la plus abominable, la plus horrifique, de la 5ème république. Jamais un président fut si méprisant, si méchant envers le peuple. Même Sarkozy fait figure de socialiste respectueux à côté. Vous me direz, ce n’est pas que j’aie forcément le plus grand respect pour la masse beuglante, mais moi je ne suis pas président.😁 Continue reading

A propos d’immigration

Il n’est pas question pour moi de traiter ici directement de l’immigration, parce que, quoi qu’en disent les populistes à son sujet en pointant du doigt ce qui arrange ceux qui l’exploitent goulûment sans vergogne, l’immigration n’en n’est pas vraiment un (de sujet, donc). Si elle était si problématique les populistes seraient au pouvoir et se seraient déjà cassé les dents. Continue reading

Outils faciles de débunkage des arguties des anti-vaccin Covid

L’Europe a connu jusqu’à présent 1,5 million de morts (et peut-être plus, contrairement aux morts de la route, les décès du Covid sont plus complexes à décompter) et va en connaître encore des centaines de milliers. Les arguties des antivaxx sont sempiternellement les mêmes et reposent sur quelques piliers qui permettent toutes les digressions. En brisant ces piliers, l’ensemble de leurs croyances s’en trouve infondé. Des tas de débunkers font un excellent travail en expliquant les statistiques, en donnant des infos, je voudrais être plus lapidaire en mettant en exergue l’absurdité plutôt que chercher à expliquer. Ceci n’est donc pas un article, mais juste un référencement de quelques liens. Continue reading

La relocalisation industrielle n’est pas une fausse bonne idée, mais une vraie mauvaise idée

C’est un discours récurrent que la « désindustrialisation », que « nous avons confié le soin à d’autres de nous approvisionner ». L’idée que de relocaliser nous apporterait de la croissance est une vision pour le moins simpliste de la réalité économique de l’industrie. Cette pensée repose sur l’idée que l’emploi est favorable à l’humain et donc que d’en créer permet l’épanouissement, ce qui est un grave biais cognitif qu’il sera crucial d’éliminer. Là-dessus vient s’ajouter l’argument, pseudo-écolo et très populiste, de la réduction des transports, comme si d’importer de la matière première ou des produits semi-finis et d’exporter des produits finis était moins polluant que d’importer des produits finis. Absurde, évidemment, d’autant que le transport maritime et aérien ne représente quasiment rien dans la pollution anthropique mondiale, mais va encore polluer de moins en moins. En réalité, nous n’avons pas suffisamment délocalisé, pour plusieurs raisons, de même que nous n’avons pas suffisamment perdu d’emplois. Continue reading

La méritocratie : mythe ou réalité ?

 

Dans notre société occidentale actuelle, on évoque souvent la méritocratie comme un système permettant à tout un chacun de pouvoir s’élever simplement par la bonne volonté et le goût de l’effort de chacun. Autrement dit, plus on travaille dur, plus on a des chances de se sortir de sa situation précaire, pour s’élever et ainsi ne pas avoir besoin de l’aide de l’État pour assurer sa vie. Ce serait pour les partisans de ce mode de fonctionnement un moyen de motiver les individus à y mettre du leur pour contribuer à la société car avec trop d’aides sociales, ils deviendraient oisifs et irresponsables. Ce qui finirait par coûter cher à l’État, qui pourrait utiliser ces mêmes ressources pour investir ailleurs ou simplement générer des économies dans son budget de fonctionnement. Continue reading

La révolution numérique impose une horizontalisation du management des entreprises

 

Si l’automatisation a considérablement amélioré la productivité des entreprises, à tel point d’avoir de moins en moins besoin de main d’œuvre pour produire les biens et les services, elle a aussi bouleversé leur mode de gouvernance. Durant les débuts de la Révolution industrielle, les limites de la technologie imposaient un très grand nombre de salariés pour assister des machines qui ne pouvaient qu’augmenter leur force musculaire. De ce fait, il fallait organiser la production en la divisant en de nombreuses unités de production, où travaillaient un certain nombre d’ouvrier dans chacune d’entre elles. Chacune de ces sections étaient gérées par des managers qui rendaient des comptes à leurs supérieurs qui eux, géraient un ensemble d’unité de production. Continue reading

Une politique occidentale néocolonialiste sur l’Afrique désavantageuse aussi bien pour les africains que pour les occidentaux

 

Depuis de nombreuses années, le continent africain a toujours suscité la convoitise auprès de nombreuses civilisations, notamment auprès de l’occident. Occident qui dans un premier temps a acheté de la main d’œuvre pour la faire travailler dans les exploitations agricoles du nouveau monde dès le XVIème siècle, dans le cadre du fameux commerce triangulaire. Si cette traite d’esclave a su apporter de conséquents revenus, ce n’était qu’entreprise artisanale. Dès le milieu du XIXème siècle, dans le cadre de la colonisation, l’Occident a vu plus grand. Il ne s’agissait plus seulement d’acheter des familles pour en faire des esclaves, mais bien de s’approprier des territoires pour y exploiter les nombreuses ressources naturelles du continent africain. Continue reading

La mondialisation : une nécessité pour assurer le développement des États

Avec les progrès de la technologie, les échanges dans le monde se sont multipliés. Grâce aux nombreux moyens de transport, il est possible d’acheminer sur de longues distances un nombre incalculable de marchandise. Avec cette possibilité d’échanger, de plus en plus de pays se sont unis pour former des blocs et font ainsi tomber leurs barrières douanières, dans le but de faciliter le commerce. Ce qui a permis aux pays d’accroître la taille de leur marché et donc de s’enrichir mutuellement. Il suffit de comparer le niveau de vie de l’Occident et des BRICS du lendemain de Seconde Guerre Mondiale, jusqu’à aujourd’hui où il a considérablement augmenté.

Continue reading

La dette publique : un boulet pour nos finances publiques. Vraiment ?

Dans la foulée de la crise de 2008, on ne peut s’empêcher de débattre au sujet de l’économie sans évoquer la question épineuse de la dette publique. De nombreux économistes alertent sur les conséquences d’un surendettement de l’État avec cette augmentation des dettes publiques des différends pays occidentaux. Sur les politiques à mettre en œuvre pour palier à ce problème, certains proposent de diminuer la dépense publique pour faire en sorte que l’État n’accroisse pas son endettement de manière excessif. D’autres proposent qu’on fasse fi des recommandations des spécialistes et qu’on annule purement et simplement notre dette publique, notamment sur le postulat comme quoi elle serait illégitime car possédée par quelques oligarques qui, par le biais des banques, engrangent indûment des intérêts sur la dette. Continue reading

La guerre : une solution pour venir à bout d’une crise et faire repartir la société sur de nouvelles bases ?

 

C’est dans ce contexte de crise que nous traversons, que certains évoquent la guerre comme possibilité pour en quelque sorte réinitialiser la société. Cela en références aux périodes fastes qui ont succédé aux conflits mondiaux du XXème siècle. On se souvient de la folie économique des années 1920 qui a succédé à la Première Guerre Mondiale, ainsi que des Trente Glorieuses qui ont succédé à la Seconde Guerre Mondiale. On évoque souvent le fait qu’une guerre créerait des emplois et de nouvelles usines pour reconstruire le pays meurtri à la fin, et même pendant le conflit, en faisant référence à ces nombreux ouvriers au chômage aux États-Unis suite à la Grande Dépression et qui ont trouvé du travail durant la Seconde Guerre Mondiale dans les usines d’armement car il fallait de la main d’œuvre pour assurer l’effort de guerre.

Seulement, nous verrons qu’en réalité, c’est plus complexe que cela. En effet, il faut savoir que le contexte et le niveau de vie de la population n’était pas le même qu’aujourd’hui et que par conséquent, une nouvelle guerre génèrerait plus de problèmes, que de solutions à la crise que nous connaissons actuellement. Nous verrons aussi que non seulement une guerre n’est pas nécessaire, mais en plus, qu’elle donnerait un coup d’arrêt à notre processus d’évolution sociétale. Continue reading

La consommation de masse : une manière de redistribuer la création de richesse

 

On évoque souvent de la consommation de masse comme un élément inhérent à notre société capitaliste. Or, il se trouve que cette consommation de masse n’a été qu’un moyen de faire ruisseler l’incroyable création de richesse permise par les progrès de la technologie du XXème siècle. Si cette consommation de masse a été le symbole des Trente Glorieuse, elle avait un seul objectif : donner du travail à un grand nombre de personne. Objectif qui a permis à la majorité de la population de sortir de sa condition de subsistance dans les campagnes et de disposer ainsi d’un travail salarié, ouvrant la possibilité de prétendre à un revenu stable, des aides sociales et une retraite. Bref, autant d’élément qui ont permis à la population de jouir d’un nouveau de vie minimum, longtemps réservé à quelques privilégier. Continue reading

La financiarisation de l’économie : une des conséquences de la politique pour l’emploi

À l’heure actuelle, on ne peut pas parler d’économie et de crise économique sans évoquer la notion de capitalisme financier. Pour rappel, cette financiarisation est le fait d’accorder d’avantage d’importance aux produits financiers tels que certains produits dérivés, actions, obligation en bourse ou autres titres et de faire de l’argent par la spéculation sur ces mêmes produits. Nous verrons que cette financiarisation, qui a démarré dans les années 1980, n’est pas étrangère à la politique pour l’emploi, que ce soit par le subventionnement des entreprises ou encore les avantages fiscaux accordés aux riches. Continue reading

Des acquis sociaux qui nous coûtent un pognon de dingue. Vraiment ?

 

On a souvent coutume de dire que les aides sociales coûtent chers et encouragent l’oisiveté. Or, comme le démontre cette vidéo réalisée par des équipes de France Info, la réalité est bien plus nuancée que cela. Ces aides sociales sont en réalité à l’origine de l’incroyable élévation du niveau de vie que l’on connait actuellement. En effet, elles ont permis le ruissellement sur la population de l’incroyable création de richesse, permise par les progrès de la technologie qui ont amélioré la capacité de production des machines. Cependant, nous verrons aussi que dans ce contexte où le travail devient de moins en moins nécessaire pour produire les biens et les services, les aides sociales deviennent obsolètes. Continue reading

Les subventions peuvent-elles encore permettre aux entreprises de créer des emplois ?

Depuis les années 1980, l’informatisation a permis d’automatiser de nombreuses tâches répétitives qui jusque-là étaient effectuées par des humains. Les entreprises ont désormais de moins en moins besoin de salariés pour produire les biens et les services. C’est alors que le chômage de masse s’est installé, remettant en question notre mode de redistribution de la création de richesse par les salaires. Sauf qu’au lieu de faire en sorte que la société évolue pour s’adapter à cet état de fait et ainsi libère les individus de l’obligation de travailler pour gagner leur vie, on a mis en place de nombreux plans pour créer ou simplement maintenir les emplois. Ces plans se résument à une série de subventions et à des avantages fiscaux accordées aux entreprises. Continue reading

L’automatisation de la production signe-t-elle la fin de l’humanité ?

Certains pensent que l’automatisation de la production de biens et de services avec l’intelligence artificielle faisant fonctionner des robots serait une menace pour l’humanité. En réalité, c’est tout le contraire, cette automatisation va lui permettre de pouvoir enfin se libérer du travail pour qu’elle gagne la place qui lui revient de droit et pour laquelle la nature l’a spécifiquement dotée, celle des penseurs créateurs. Place jusque-là réservée à une élite.

Le seul problème et qui ne manque pas de causer des effets délétères sur l’économie et le niveau de vie des populations, c’est le refus de s’adapter en conséquence. Ce qui fait que nous sommes dans une économie fonctionnant sur la redistribution de la création de richesse par le travail, alors que ce même travail, devenant de moins en moins nécessaire pour produire, se raréfie. Continue reading

Avec l’allongement de l’espérance de vie, il faut reculer l’âge du départ à la retraite. Vraiment ?

Avec l’allongement de l’espérance de vie, il est question pour la plupart de nos politiques de reculer l’âge du départ à la retraite. En effet, nombreux estiment que des retraités de plus en plus nombreux rendraient difficile le financement et la gestion de ces personnes dans leur vie post travail. C’est pour cela qu’à ce sujet, il est souvent question de reculer l’âge de départ à la retraite pour ainsi faire travailler plus longtemps nos aînés et ainsi générer des économies sur les pensions de retraite à verser. Seulement, c’est en réalité beaucoup plus compliqué que cela. Continue reading

La démocratie ne doit pas se résumer au référendum, elle doit être la conséquence de l’évolution de notre société.

Avec la défaillance de notre système démocratique actuel, la méfiance envers les institutions règne. C’est dans cette méfiance que nombreux sont ceux qui songent à mettre en place un nouveau modèle de société où les individus auront plus d’influence sur son fonctionnement. Parmi les solutions proposées, il y a la consultation par référendum d’initiative citoyenne. Sauf que nous verrons que le référendum, qui a déjà fait l’objet d’un article écrit par Thierry Curty, n’est pas la meilleure façon de consulter la population sur des sujets complexes.  Ce qui ne ferme pas la porte au fait que l’avenir soit une participation plus active des citoyens dans la vie politique. Sauf que c’est le système qui doit être démocratique. Continue reading

L’Action Mutuelle d’Investissement, le pilier de l’économie du XXIème siècle

Voici le parfait compromis entre création de richesse par le levier bancaire et le financement participatif, qui permet au peuple d’influencer sur les grandes orientations économiques en investissant dans des projets qui lui convient.

Pour certains qui se demandent si le revenu universel sera le seul et unique remplaçant des revenus du travail, ce ne sera pas le cas. Le revenu universel est en réalité le minimum dont chacun à droit, du simple fait de son existence, qui permettra aux individus de passer des revenus du travail vers ceux issus de leurs contributions dans l’économie réelle. Continue reading

Des élèves de plus en plus mauvais, ou un système éducatif inadapté aux enjeux du XXIème siècle 

On entend beaucoup que les élèves français ne sont pas à la hauteur. C’est le constat que tirent certains spécialistes en consultant les résultats des tests PISA qui déterminent le niveau des élèves dans des matières diverses et variées, et dont les résultats ne sont pas satisfaisants. Certains disent que cela incombe à une école qui n’est plus à même de répondre au besoin d’instruire. On projette de nombreuses réformes pour palier à ce problème récurrent, que ce soit en limitant le nombre d’élèves par classes, en recrutant le plus de professeurs possibles ou encore en ajoutant du matériel technologique. Et si les problèmes que rencontrent les élèves à l’heure actuelle venait tout simplement de l’obsolescence de l’école de Jules Ferry, qui sert encore de modèle pour notre système éducatif actuel ? Continue reading

Une croissance économique polluante et limitée par des ressources limitées. Vraiment ?

On entend un peu partout que notre monde est limité par des ressources naturelles limitées, et que l’épuisement de ces ressources compromettraient très sérieusement l’activité humaine qui se retrouverait à l’arrêt, faute de ressources naturelles pour l’alimenter. Alors c’est effectivement vrai dit comme cela, sauf que c’est vrai que parce qu’on utilise des ressources épuisables. Autrement dit, si on utilisait autre source d’énergie que les ressources fossiles, on pourrait tout aussi bien continuer.

Pour ce qui est de la pollution, c’est la même chose. Nous polluons uniquement parce que ce que nous utilisons pour produire pollue. Donc si nous utilisons une autre façon de produire, on pourrait le faire sans pollution. À noter que politique pour l’emploi et pollution sont liés.

Continue reading

La crise de 2009 : le résultat d’un système économique à bout de souffle

Depuis la fin des Trente Glorieuses, les crises économiques n’ont cessé de se répéter. La dernière en date est celle de 2008-2009 dont les éléments déclencheurs ont été la crise des Subprimes et dans la foulée de cette crise, la faillite de la banque Lehman Brothers et tout son lot de conséquence. En cause, la financiarisation de nos économies avancées. Autrement dit, on investit de plus en plus dans des produits financiers plutôt que dans des entreprises. Et s’il y a une bulle et qu’elle éclate, tout s’effondre. Et les différents États paient les pots cassés. 

Et si cette même financiarisation, responsable des crises que nous connaissons, et de celle qui s’en vient en 2019 aux dires de certains, n’était en réalité que le résultat de l’épuisement de notre système économique basé sur la redistribution de la création de richesse par le travail ? En effet, durant la fin des Trente Glorieuses, notre évolution technologique a franchi un cap tel que l’humain n’est plus nécessaire pour faire fonctionner les machines, comme ce fut le cas auparavant. C’est à partir de là que le chômage de masse s’est peu à peu installé, ce qui porte à remettre en question le fonctionnement de notre système économique basé sur le travail. Continue reading

L’erreur factuelle de l’orthodoxie de l’économie statistique sur la mesure de l’inégalité

Alors qu’Oxfam vient de rendre son rapport, biaisé évidemment, mais Oxfam est dans son rôle d’ONG, dans lequel l’organisation affirme que « 26 milliardaires possèdent autant que le 3,8 milliards de plus pauvres de la planète » ( à noter que l’an passé c’était « Les 8 plus riches possèdent autant que la moitié de la planète »), Thomas Piketty dément… ce qui est loin de l’être (dément, donc). Si la fortune des riches a tendance à être sous-estimée, ce que Thomas Piketty a corrigé par l’hétérodoxie de sa méthode, Oxfam fait le contraire et sous-estime la richesse de la masse pauvre, pour la même raison.

Continue reading

Les GAFA peu taxés : la conséquence d’une politique fiscale inadaptée au numérique

 

Si les GAFA occupent une place prédominante dans le paysage industriel, on remarque depuis de nombreuses années qu’ils ne paient pas leur juste part en impôt. Ils ne paieraient en France que quelques millions d’Euros d’impôts, sur un chiffre d’affaire mondial de plusieurs milliards d’Euros. Et tout cela, grâce à internet qui a grandement facilité l’exploitation des failles de lois élaborées à une époque où cet outil n’existait pas encore. Continue reading

Des riches trop riches au détriment des pauvres. Vraiment ?

 

On entend souvent cette phrase comme quoi 26 personnes disposent d’autant de richesse que la moitié de la population sur Terre. Et pourtant cette phrase dite comme cela ne signifie pas grand-chose. En réalité, ce n’est pas que l’argent des pauvres est dans la poche des riches, mais que l’argent des pauvres n’existe tout simplement pas encore. Je suis parfaitement d’accord avec Thierry Curty, si on divisait la fortune des riches par le nombre d’habitants sur Terre, cela ne ferait que quelques milliers d’Euros par tête. Et comme il le dit maintes fois, la richesse ne se partage pas, elle se crée. Continue reading

GPA : IVG, avortement, mariage gay, PMA, adoption gay, mêmes peurs, mêmes croyances, même combat…

La GPA suscite l’émoi. Alors que des milliers et des milliers de GPA de part le monde se produisent de plus en plus fréquemment, il suffit que l’une ou l’autre se passe mal pour qu’on l’a prenne à témoin pour démontrer toute l’horreur de la chose. Et tant pis pour celles qui pensent le contraire et qui représentent comme de juste la grosse majorité, le web est émaillé de témoignages de mères porteuses heureuses. Tout ceci alors que la GPA ne relève rien de moins que de la liberté individuelle, tant que les droits de l’enfant ne sont pas compromis. Par le passé, exactement les mêmes  arguties, les mêmes archaïsmes, ont dû être combattus aussi bien pour le droit de vote des femmes que l’abolition de la peine de mort, l’IVG ou la contraception.  

La vérité est que d’ici peu la GPA sera aussi normale que toutes ces choses que les bigots arriérés  moralistes qualifient de violation des valeurs et, le cas échéant, de « marchandisation du corps ». Continue reading

L’impôt sur le revenu, né en 1916, obsolète aujourd’hui, cause de l’évasion fiscale

Retronews nous parle de « la difficile naissance de l’impôt sur le revenu », pourtant mesure d’égalité élémentaire au gré de la démocratisation du pouvoir d’achat en conséquence de la révolution industrielle qui apporte un revenu à un nombre croissant de gens. 

Désormais, alors que les paramètres qui induisaient sa pertinence à l’époque n’existent plus aujourd’hui, il est désormais échu et doit être aboli pour rétablir la justice et l’équité fiscale.  Continue reading

L’erreur de monter les prix agricoles pour préserver un modèle obsolète et destructeur de l’Homme, de l’animal et de l’environnement

On a souvent coutume de dire que l’agriculture n’est plus rentable en ce XXIème siècle. C’est ce dont témoignent les agriculteurs en colère qui défilent avec leurs tracteurs à 150 000 Euros pièce. Plusieurs centaines vont hélas jusqu’au suicide chaque année, alors qu’il serait possible de l’éviter, de faire autrement.  Continue reading